Semaine de prière du 15 au 20 septembre 2019


Dimanche 15 septembre

Bon père, bon repère

2 Chroniques 26/3-4 ; 2 Rois 24/8-9

"Il fit ... ,  entièrement comme avait fait son père."

 

L’enfant a besoin d’un modèle pour se construire, alors autant qu’il soit le meilleur possible. Et la personne clef est le père. Il est dit à juste titre, qu’un jeune en errance a, dans le cœur, un vide qui a la forme du père. En effet, sans minimiser le rôle d’une maman, Dieu confère au père une très grande responsabilité. Son rôle est si irremplaçable, qu’il est utile de le considérer à la lumière de la Parole de Dieu. Quand l’apôtre Paul parle de l’éducation des enfants, il interpelle non pas les mères, mais les pères : “Et vous, pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur” (Éphésiens 6/4). 

Dans les deux textes bibliques proposés ci-dessus, nous voyons le bon héritage spirituel laissé par Amatsia à son fils Ozias, et le mauvais laissé par le père de Jojakin. Les faits et gestes de ces deux pères ont eu une grande influence sur leurs fils, et ont laissé une marque indélébile dans leur cœur. La Bible déclare, en effet : “Leurs enfants et les enfants de leurs enfants font jusqu’à ce jour ce que leurs pères ont fait” (2 Rois 17/41).
Les Saintes Écritures révèlent à chaque père la nécessité d’être un bon modèle. Comme tout disciple de Jésus, il doit être pour son enfant un modèle en paroles, en conduite, en amour, en foi et en pureté (1 Timothée 4/12). Être un modèle, selon la signification originale de ce mot, c’est laisser une marque, un exemple à imiter. Un père chrétien aura donc à cœur d'être le meilleur des modèles pour son enfant.
Prions : 
- Pour que les pères prennent leur place dans la famille et l’éducation de leurs enfants.
- Pour que les pères s’engagent à prier pour leurs enfants et à discerner spirituellement leurs dons et capacités plutôt que de leur imposer leurs propres aspirations.
- Pour les enfants dont le père est absent quelle qu’en soit la raison.
- Pour les pères violents et pour les enfants victimes de maltraitances ou dont la maman est victime de violences conjugales.
- Pour les enfants placés dans les structures de l’aide sociale à l’enfance et les familles d’accueil.

 

 


Lundi 16 septembre

Quand les repères sont déplacés

Proverbes 22/28

"Ne déplace pas la borne ancienne, que tes pères ont posée."

 

Depuis les temps anciens, les hommes ont eu le souci de marquer leur territoire en plaçant des bornes dans la terre. Avant d’entrer dans le pays promis, Dieu ordonne par la bouche de Moïse : "Tu ne reculeras point les bornes de ton prochain, posées par tes ancêtres…" (Deutéronome 19/14). Ces limites ne pouvaient être déplacées, et celui qui le faisait s’exposait à la malédiction divine (Deutéronome 27/17).

    Ces bornes ne sont pas que des repères physiques, mais représentent aussi une frontière spirituelle à ne pas déplacer. C’est malheureusement le cas depuis quelques années dans notre société : le mal est appelé bien, et la lumière est changée en ténèbres.(Esaïe 5/20) Face à ce bouleversement des mentalités, aux repères de la moralité bafoués, nous devons, en tant que chrétiens, vivre selon les repères immuables de la Bible.
    En tant que parents, nous devons aussi veiller à ne pas déplacer les repères de la Parole de Dieu dans notre maison. La Bible doit avoir sa place d’honneur dans le foyer. Elle nous exhorte à installer une barrière de protection (Deutéronome 22/8) pour éviter la chute de l’enfant, en fixant des règles qui ne changent pas selon l’humeur de l’un ou de l’autre. Les enfants se sentent en sécurité lorsque des règles sont bien établies et respectées. Cette balustrade spirituelle servira aussi à les protéger des influences néfastes de ce monde, dont ils ignorent le danger, en veillant entre autres aux programmes vus à la télévision et aux sites visités sur le web.
    Tenons ferme, veillons, et ne permettons pas que les vérités de la Parole de Dieu soient déplacées dans notre maison.
Jean-Jacques LEPRINCE

 

 

Prions : 

- Pour que le cadre fixé par les parents pour le bien et la sécurité des enfants s’inscrivent dans leur cœurs.
- Pour que la Parole de Dieu soit le fondement de notre maison et que ses valeurs en soient les murs porteurs afin que notre maison soit solide sur le Roc.
- Pour que nous recherchions la connaissance du cœur de Dieu (son amour, sa justice, sa sainteté) afin qu’elle soit la seule boussole de nos valeurs.
- Pour que ceux et celles de notre génération, perdus dans un monde aux valeurs relatives, sans absolu, ni vérité, puissent trouver le chemin du Sauveur.

 

 

Mardi 17 septembre

Des repères pour bien grandir

Jean 1/2

"Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu"

 

Un enfant naît d’un père et d’une mère, il est ainsi naturellement pourvu de points de repères pour bien grandir. Malheureusement, ces premières références sont parfois défaillantes : des parents absents, en souffrance et faisant souffrir, qui transmettent leur déséquilibre à leurs enfants. Pourtant, il existe un point de repère spirituel que Jésus est venu communiquer au monde : nous avons un Père qui est aux cieux, et cela change tout !

    J’ai perdu ma mère à l’âge d’un an, et mon père, qui m’a élevé seul, était de la génération de mai 68, considérant que l’enfant doit faire ses propres expériences par lui-même. Sur le plan affectif, c’était le désert, et sur le plan de l’autorité également. J’ai mal utilisé ma liberté. À seize ans, j’étais expulsé du système scolaire, et je vivais comme un délinquant à plein temps. Mais à dix-huit ans, j’ai reçu l’Évangile, et j’ai commencé une nouvelle vie. Dieu m’a donné les repères que je n’avais pas eus pour pouvoir vivre dans la paix, et fonder un foyer à mon tour.
    Même si on n’a pas eu de repères durant notre enfance, il n’est jamais trop tard. À l’école de notre Père céleste, nous apprenons le pardon, la gratitude, le respect de l’autorité, le partage avec tous. N’attendons pas des années pour transmettre ces repères à nos enfants. Ils auront ainsi le privilège de grandir, non pas sur le sable mouvant des modes changeantes, mais sur Jésus, le Roc. Ils ont besoin de repères pour se sentir en sécurité ; alors offrons-leur ceux qui se trouvent dans le fruit de l’Esprit (Galates 5/22) et prions pour qu’ils croient en Jésus et deviennent à leur tour des enfants de Dieu (Jean 1/12).
 
Thibault LAVIGNE

 

 

Prions :

- Pour ceux qui ont été privés de l ‘amour de leurs parents, qu’ ils puissent trouver en Dieu les repères qui ont manqué dans leur enfance.
- Pour notre foyer quelque soit notre passé (manque ou absence de repères).
- Pour que Dieu nous qualifie afin d’être le repère de nos enfants.

- Pour transmettre le pardon, la gratitude, le respect de l’autorité, l’amour des autres.

 

Mercredi 18 septembre

Enfants en manque de repères

Juges 17/6 ; 21/25

"Chacun faisait ce qui lui semblait bon."

 

    Après mai 1968 où l’on prônait qu’il était interdit d’interdire, nous voilà, depuis de nombreuses années, dans une époque où les enfants et les adolescents vacillent sur la route de la vie, sans poteau indicateur, sans repère ni boussole. Et cela principalement, faute d’avoir eu des parents capables d’éduquer, de corriger, de donner des limites.

    L’histoire du peuple d’Israël illustre les dangers qui guettent chaque famille si elle néglige les principes de transmission et d’éducation selon le Seigneur (Éphésiens 6/4). Dans le livre des Juges, nous lisons qu’après la mort de Josué : “Toute cette génération fut recueillie auprès de ses pères, et il s’éleva après elle une autre génération, qui ne connaissait point l’Éternel, ni ce qu’il avait fait en faveur d’Israël”. (2/10). Résultat : “Ils firent alors ce qui déplaît à l’Éternel”. Une seule génération n’ayant pas transmis à ses enfants les hauts faits de Dieu a suffi pour conduire la génération suivante à abandonner l’Éternel (13) et à faire “ce qui lui semblait bon”. 
    Dans la majorité des cas, le fait qu’un enfant tourne mal n’est pas la conséquence de ce que les parents ont fait, mais plutôt de ce qu’ils n’ont pas fait. Il a besoin d’avoir à la maison des repères pour lui éviter confusion et angoisse. 
    Si nous ne donnons pas de limites à nos enfants, la catastrophe est inéluctable : leur nature prendra le dessus. La Bible est claire sur ce point : “La folie est attachée au cœur de l’enfant ; la verge de la correction l’éloignera de lui” (Proverbes 22/15). Pour les parents chrétiens, la tâche est difficile, c’est vrai, mais Dieu veut les y aider, car il agit “infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons, selon la puissance qui opère en nous” (Éphésiens 3/20).

Jean-Jacques LEPRINCE

 

 

Prions : 

- Pour que chaque parent soit sensibilisé par le Saint-Esprit à la nécessité et à l’urgence d’instruire son enfant selon les conseils qui proviennent du Seigneur.
- Pour que dans chaque foyer l’enfant soit certes important mais pas le « roi ».
- Pour que l’enfant soit élevé non par la rue, non par les médias, mais par ses parents selon le Seigneur.

 

Jeudi 19 septembre

Des repères pour parents d'enfants précoces

Matthieu 18/10

"Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits."

 

 Je me souviens de cet élève de CM2. Ses parents vinrent nous voir en dernier recours : leur enfant, âgé de dix ans, n’avait plus confiance ni dans l’école, ni dans les enseignants. Il était introverti et en mal-être. Il était classé “précoce”. Ces enfants dégagent une certaine maturité intellectuelle et ils ont de la difficulté à pouvoir se situer dans un monde où les élèves, de par le système proposé, évoluent tous dans le même moule. 

L’enfant précoce se pose toutes sortes de questions fondamentales qui touchent à la vie, mais qui n’intéressent pas, ou très peu, ceux de son âge. Il se sent donc différent, et peut facilement plonger dans l’isolement… C’est un enfant qui a une grande sensibilité émotionnelle ; il est très sensible aux relations d’affection, pouvant vivre comme un drame la perte, l’abandon ou la trahison d’un ami. Pour un enfant non précoce, jouer, se disputer, perdre un ami, et le retrouver cinq minutes après, est une chose courante ; pour un enfant précoce, à cause de son hypersensibilité, c’est très perturbant.
    Le grand défi, en tant que parents, responsables et membres d’église, enseignants, est d’aider ces enfants précoces à trouver leur place dans la société. Ce qui, aujourd’hui, est parfois considéré comme un handicap, peut se révéler être un atout lorsqu’on réussit à les aider à se sentir bien et en sécurité.
    La Bible dit de ne pas scandaliser les enfants et de les accueillir (Matthieu 18/5-6). Nous devons les respecter, en gardant à l’esprit que ce ne sont pas des adultes, et qu’il faut les laisser grandir à leur rythme. Cultiver et accueillir la différence est un atout.     Accompagnons l’enfant en lui donnant les clés qui lui permettront de réussir à s’intégrer et à s’épanouir dans son environnement.

Ichem GARZIZ

 

 

Prions :

- Pour que l’enfant précoce trouve sa place malgré le décalage et l’isolement qu’il peut ressentir avec les autres enfants.

- Pour que les parents prennent conscience du potentiel de leur enfant et se confient en Dieu face aux difficultés du quotidien (relations parfois conflictuelles à cause d’incompréhensions mutuelles, hyperactivité, hypersensibilité, rébellion…).

- Pour que chaque acteur en relation avec l’enfant discerne ce haut potentiel et use de bienveillance envers lui, même au travers d’un comportement singulier voir perturbateur.

- Pour que l’entourage spirituel (parents, famille, animateurs, pasteurs…) l’accompagne dans sa démarche de foi en Dieu de manière la plus adaptée possible.

- Pour que des moyens humains soient mis en place afin d’accompagner ces enfants (formation des encadrants, aide aux parents…).

 


Vendredi 20 septembre